Cancer et naturopathie

Cancer et naturopathie

En France, en 2018, le cancer touchait 382 000 nouvelles personnes et faisait 157 400 nouvelles victimes (chiffres de l’Institut du cancer).

Le cancer : une maladie de civilisation

Dans l’apparition d’un cancer, la génétique ne concerne que 10% des cas. On parle de “maladie de civilisation” quand le style de vie adopté par les malades est impliqué dans les causes potentielles de son émergence. Certaines notions comme l’épigénétique, la nutrition, le stress ou la dimension psycho-émotionnelle sont à intégrer à notre appréhension de la maladie pour la comprendre dans son ensemble.

En complément des traitements donnés par les médecins et les oncologues, le.a naturopathe tient compte de TOUT ce qui a pu participer à la manifestation de la maladie, pour prendre soin de l’individu dans son ensemble. Nous accompagnons souvent  davantage  l’humain que la maladie en elle-même.

Physiologie

En naturopathie, nous avons un cheval de bataille : l’inflammation. Nous considérons que toute inflammation chronique peut être le terrain de développement d’un cancer ou d’une maladie auto-immune. Dans la mallette à outils du naturopathe, nombreux sont les remèdes ou les mesures hygiénistes qui auront donc pour but de repérer l’inflammation et de la limiter. Bien qu’elle soit un phénomène naturel et nécessaire, c’est lorsqu’elle entre dans la chronicité que les problèmes commencent.

La cellule cancéreuse travaille le plus souvent en anaérobie, dans un milieu très pauvre en oxygène. Si les plantes et les hommes ont besoin d’air pour vivre, la cellule tumorale, elle, sait s’approvisionner autrement. Sa ressource favorite est toute autre. Son carburant essentiel est le glucose dont elle est extrêmement gourmande. Elle consomme d’ailleurs cinq fois plus de sucre qu’une cellule normale. C’est l’énergie qui va servir sa division et sa prolifération.

Une maladie multifactorielle

L’apparition d’une maladie tient rarement à la seule explication génétique ou environnementale. Le cancer est une maladie qu’il convient de considérer de manière englobante. Si le stress, le mode de pensées et les événements traumatiques émotionnels sont habituellement impliqués, ils viennent s’ajouter aux effets délétères de choix de vie qui vont souvent à l’encontre des  besoins véritables. Est-ce que manger gras et sucré, toujours rapidement, sans conscience est un besoin véritable ? Est-ce que courir en permanence après le temps, remplir nos agendas, ne pas être à l’écoute de notre propre rythme est un besoin véritable ? Est-ce que le stress généré par l’injonction de produire, par l’exigence de la rentabilité est un besoin véritable ? Saisissez l’opportunité de répondre à cette question : quel est mon véritable besoin ?

La sédentarité, les perturbateurs endocriniens, la chimie, l’amiante, la radioactivité, les champs électro-magnétiques, les médicaments, l’alcool,  l’eau de boisson que l’on consomme quotidiennement, bourrée de résidus hormonaux et de particules toxiques, participent aussi à l’émergence d’un cancer.

Des êtres de chair, d’âme, d’émotions, et de pensées

Faisons la lumière sur l’importance du lien social, de l’entourage, de l’hygiène de vie, de l’équilibre du système neuro-psycho-immuno-endocrinien qui dépend de notre capacité à nous reposer, à nous régénérer. La santé est question d’équilibre. Or tout va trop vite, beaucoup trop vite dans l’ère du Faire. Ralentissons, adoptons les mouvements Slow pour demeurer davantage dans l’Être. Restons à l’écoute de ce qui est juste pour nous et qui correspond à nos besoins profonds.

Considérer davantage la vie intérieure

Nous sommes des êtres faits d’os, de tendons, de sang et de chair. Mais il y a au coeur de notre véhicule Corps un moteur qui s’appelle Coeur. Nourri par des émotions, des sensations, l’espace sacré de l’intériorité n’est pas assez considéré quand on est malade. A l’hôpital, et j’ai regret de le dire, peu de soignants, faute de disponibilité, sont à l’écoute du malade. Vraiment. S’assoir et ÉCOUTER. Au service oncologie, les malades se voient attribuer une chambre, ils attendent, attendent, attendent encore, reçoivent les traitements, les liquides de rinçage sans quoi les veines brûlent, et mangent des choses infectes qui ne ressemblent en rien à des aliments sains fait pour entretenir la vie. Et puis ils rentrent chez eux.

Que la naturopathie peut elle faire ?

Le plan cancer 204 – 2019 démontre l’intérêt de la nutrition, de la prévention, de la phytothérapie, des massages  et notamment de la réflexologie plantaire dans le soutien du bien-être des malades du cancer : la naturopathie est légitime. Mais comment ?

Diplome OMNES

À l’annonce de la maladie survient généralement un cataclysme. Peur terrible, panique, refus, colère et puis peut-être adaptation ou bien déni, agressivité. Les étapes du deuil : rien ne sera plus jamais comme avant.

Soutenir le sommeil et le moral dans ces moments est capital. Pour supporter les traitements, pour rester en lien l’entourage, il faut du repos. Les plantes peuvent aider. La valériane, par exemple, est légèrement hypnotique, certaines Fleurs de Bach comme la fleur du noyer, Walnut pour l’acceptation du changement ou encore Larch pour la confiance et la capacité à s’en remettre à la vie seront d’un grand secours.

Une fois les traitement entamés, de nombreux effets secondaires peuvent apparaître. Là encore la naturopathie peut intervenir et soulager la fatigue liée aux chimiothérapies, soutenir en douceur le foie et le rein très impactés par les traitements grâce à une teinture mère de pissenlit par exemple ou à certaines huiles essentielles comme le Lédon du Groenland.

D’autre part, avec des protocoles homéopathiques, il est possible de réduire nausées et diarrhées.

Avec notre grande amie l’argile et certaines huiles essentielles comme le bois de rose, il est possible de rendre moins visibles et moins douloureuses certaines cicatrices.

Grâce à la réflexologie plantaire et à la stimulation de certaines zones réflexes comme celles du foie ou de l’intestin, il est possible de solliciter en douceur ces organes émonctoires afin de soutenir leur fonction d’élimination et ainsi de baisser la toxémie générale.

Pour aller plus loin

Il convient aussi de se poser la question du sens que renferme la maladie. Que raconte-t-elle ? Que vient-elle nous dire de nous ? Comment vient-elle réactualiser les choses ? Qu’est-ce qui ne convenait pas dans notre vie quand elle est apparu ?

Quand la question délicate et sensible du sens surgit, les notions de transgénérationnel et d’épigénétique peuvent être éclairantes. Le Dr Bruce Lipton écrit “nous ne sommes pas victimes de nos gènes”. Dans son livre La biologie des croyances, il décrit les gènes comme les plans d’une maison. L’architecte, qui valide ou non les plans, sont nos croyances et  nos pensées qui reposent sur nos habitudes. Le poids de la transmission et de l’éducation est immense. En modifiant mes habitudes de vie, transmises par ma famille, mes ancêtres, je peux changer mes croyances et rester en santé.

Parce que chacun est unique, faites-vous toujours conseillé.e par un.e professionnel.le avant d’entreprendre quoi que ce soit. Votre naturopathe, qu’il ou elle pratique en cabinet ou à domicile si l’état de fatigue des malades ne leur permet pas de se déplacer, est là pour vous accompagner.

Lorsque la naturopathie entrera à l’hôpital, pour le bien-être des malades, pour l’écoute, le conseil, comme à Montélimar par exemple, où depuis longtemps, des éducateurs de santé et des praticiens naturopathes accompagnent les malades du cancer, alors le véritable progrès viendra. Si la maladie est multifactorielle, la santé est pluridisciplinaire. Travaillons ensemble pour le mieux-être de tous.